Saturday, June 10, 2006

SAN FRANCISCO
Le mythe...j'y suis allee 4 jours toute seule (rentree hier), Damien bossait. J'ai retrouve Florent du Celsa la bas, il est en echange pour 6 mois. Il m'a gentiment emmenee partout. C'etait absolument genial. 4 jours d'intensive tourism. Je suis restee dans un hostal de backpackers, ou j'ai traine un peu avec une pseudo hippie fumeuse de weed pipe qui me disait qu'a 'Hawai, y'avait pas mall, tu te rends compte' mais gentille et une anglaise sympa. San Francisco est magnifique, rien a dire. Y'a ce petit cote retro partout, ca sent bon, y'a une ambiance detendue, c'est cosmopolite, les transports en commun dechirent, il y a de la culture partout, etc etc et tout ce qui fait une ville parfaite. Par contre, je prefere toujours L.A malgre ce qu'on m'avait dit. San Francisco a ce cote 'preppy' (je sais pas comment dire en francais -lol- propet partout) et surtout fric a fond, cotoyant des milliers de SDF, qui m'enerverait assez vite, et puis j'ai vu tellement de trucs en 4 jours, que j'en suis fatiguee peut-etre. C'est drole, mais c'est presque pas assez grand! Mais bon c'est genial. C'est certainement la ville a visiter aux States avec NYC. J'ai pas le temps d'ecrire plus et de faire un recap detaille mais voila les photos (j'en ai plus de 200 alors j'abrege). C'est dans l'ordre non chronologique. Bises a tous.





Museum of Modern Art. Genial. On y a vu une exposition de photos de ce japonais super doue Shomei Tomatsu


City light books. Sincerement la librairie a l'athmosphere la plus decontractee du monde. C'est un bric a brac qui publiait tous les romans de la beat generation. Les gens s'installent sur les chaises et lisent pendant des heures. Ginsberg venait lire ses poemes ici.


Au musee de la beat generation. J'ai eu une discussion interessante avec le conservateur qui m'a invite a une conference avec le fils de Neal Cassady. Sympa, meme si je n'ai plus la meme fascination pour les beatnicks


Une vraie de vraie! Je l'ai trouve au Musee Mecanique, sur le Fisherman's wharf. Et elle fonctionne pour 3 dollars!


Alcatraz. Vraiment genial de se balader sur cette ile. La prison est impressionante. Ils te filent un casque a l'entree avec plein d'histoires de bandits, et d'histoires sur la vie de la prison, et tu t'y crois vraiment.


Alcatraz


Non j'ai pas envie de faire pipi


Haight Ashbury. Voila donc c'est cense etre le quartier des hippies. C'est plutot devenu un bloc super bobo friperie a 50 dollars mais bon, c'est toujours marrant a voir. Y'a quelques musiciens de rue qui essayent de faire revivre le mythe de Janis Joplin, Jefferson Airplane ou Grateful dead.


Maisons victoriennes version drugs and rock and roll


J'aime surtout en fait le petit panneau de rebellion envers JC decaux


Haight Ashbury

Haha! J'ai loue un velo et je suis partie sur le pont. Le Golden Gate Bridge relie la peninsule de San Francisco au nord, en direction de l'oregon et de Napa Valley. C'est un pont suspendu donc, une merveille de la science physique. Le bruit et l'odeur et le paysage. Apres, on s'est reposes dans un petit village, Sausalito, avant de reprendre le bateau pour SF.


Vas-y Florent t'es trop un sale touriste franchement - Alamo Square, les fameuses maisons victoriennes (qu'il y a en fait partout dans la ville)


Berkeley....


...ou l'universite qui fait envie. Si seulement j'avais 15000 dollars a depenser dans un trimestre.
J'ai fait la visite guidee qu'ils offrent aux postulants et ca m'a fait baver d'envie. Rien que le concept de campus, j'ai jamais vraiment connu a part a Porto Rico, et je kiffe.


Grant street, Chinatown


Grant Street, Chinatown


Sunset


Je l'ai trouvee ma coccinelle! Telegraph Hill


Speciale pour tout ceux dont le film prefere etait 'Un amour de coccinelle' quand ils etaient petits. Dedicace a mon frere en fait.


Vue de downtown, de Coit Tower...


Les fameux 'hills'


Union square vue du Macy's

Salut....tout va bien? Pardon pour mon silence. Je n'ecris plus trop sur Los Angeles car c'est devenu normal. Par contre voici quelques photos.



Mes nouveaux potes americains. En fait c'est juste des gars qui faisaient la promo du film 'Nacho Libre'. C'est sur Melrose Avenue, la ou il y a toutes les friperies et boutiques de shoes vintage. Ah oui L.A = paradis du shopping.. Tu trouves de tout, que des trucs biens, souvent en solde. Je n'acheterai plus une seule fringue a Paris.

C'est a peu pres la gueule que j'ai maintenant.

Santa Monica, samedi aprem. Il y a des types qui lisent des scripts partout, des faux acteurs donc, des minettes, les sauveteurs comme dans alerte a pamela gros nichons qui ne glandent rien, personne ne se baigne, tout le monde se regarde.

Scene de rue, Motor Drive. Voila, moi, ca + le rap gangsta a fond dans la caisse, ca me fait completement triper. Voila pourquoi j'aime bien L.A entre autres. C'est tellement un film parfois.

Le meilleur diner de tous les temps, a Culver city (une sous-agglomeration de L.A en quelque sorte, pres de la ou damien habite)

A Culver City. C'est encore pour ca que j'aime L.A


Matt et son super barbecue de riche. Matt aime la france et ses parents ont un appart a paris (oui ils font partie de ces riches americains qui vivent 3 mois par an a paris et qui ne sous-louent pas le reste du temps. Crise du logement! Hihi! J'en ai rencontre plein comme ca.) Au passage matt est mon 'buddy'. Il est trop cool.

Sherry et Matt et Nick et moi qui jouent a la petanque avec des fausses boules americaine sde petanque. C'etait rigolo


Ca c'est a Duke's, un bar de surfeurs a Malibu. Moi et le gateau le plus foufou de l'histoire de l'humanite. Peanuts, glace vanille, brownie, coulis de chocolat, chantilly, 10000 calories.


A Duke's toujours. Quand y'a la queue ils te donnent un biper et t'as juste a aller au bar et ils te bipent quand la table est prete. Ca c'est l'amerique.


Me and my rythmbox


Voila je posterai les photos de San Francisco bientot. BISES!

Thursday, May 25, 2006

Ah mes amis!
Voici le grand retour en Californie!

J'ai quitte Puerto Rico si facilement, et pourtant ca me manquera beaucoup...ce que je peux dire sur mon experience, c'est que c'etait assez tumultueux. Des hauts, des bas, LA VIE SUR UNE ILE. Car c'est ca le truc. On se sent si serre parfois, on voudrait s'enfuir, et pourtant, on s'attache tellement a ce petit bout de terre. On s'attache au sourire des gens et a cet eternel psyche national qui ne changera jamais. En gros, l'ile, c'est une culture partagee quasiment par tous, la culture de l'ile. Encore plus si elle est petite. Un pays ou tout le monde aimerait la meme musique. La meme nourriture. Moins de diversite, mais un sentiment de vie collective tellement profond. Porto Rico apres 500 ans de colonialisme, est un cas particulier. Une ile oubliee, que personne ne connait. Limite esclave, j'en conviens, dependante et satisfaite de cette situation. Le monde tourne autour mais rien ne bouge, sur cette ile. Le monde, c'est l'ile, le grand pays la haut, qui nous regarde avec mepris mais c'est la vie, et puis les voisins, les Dominicains. Le monde c'est ca. La guerre? La faim? La misere? Sur notre ile, rien ne bouge. L'ile. Voila pourquoi on l'aime, on se passione. Voila pourquoi on la hait, on veux la fuir. J'ai parle avec au moins 30 personnes par jour. Je n'ai presque pas pratique mon francais. On m'a offert des fruits pour mon anniversaire. J'ai danse tous les soirs. J'ai vu mille sourires. J'ai ri enormement, j'ai pleure une seule fois. J'aurais envie d'ecrire longtemps, de decrire, de dire du mal, de citer des noms, ces noms qui sonnent comme des fruits de pays lointains, Yanira, Zulyma, belles et juteuses comme les mangues du marche de Rio Piedras. Les fleurs, le son du coqui et du tac-tac de la salsa pour toujours sur les lumieres des montagnes de Caguas. Je garderai une grosse partie de ce voyage dans une petite case la haut dans mon cerveau. Pinche Puerto Rico. Yo te amo yo te odio.

Voila. Je cuisine beaucoup avec mon copain, je me repose, je vais au parc, je bronze sous les sunlights de L.A. J'irai a Santa Monica demain. Je vais 4 jours a San Francisco. Cheri m'emmene a Monterrey. Je m'habitue a cette jolie vie.
Paris me manque tellement. Je ne veux pas rentrer.

PS: Je vous en supplie, n'y aller pas, le Da Vinci Code, c'est vraiment vraiment nul. Je me suis faite avoir, je promets.

Friday, May 19, 2006

ouais, j'ai dormi deux heures, il est neuf heures du matin, je me réveille après une nuit fofolle avec Sami ma copine francaise que j'adore, et les ricains qui partaient aujourd'hui, Ben de Chine m'a donné du thé, mon ami d'Haiti m'a offert des mangues délicieuses avec 5 jours de retard pour mon anniversaire, mon anniversaire c'était bien, j'ai mangé à Denny's à 6 heures du mat, j'ai bu 37 medallas (pas loin), j'ai discuté avec une anglaise trop sympa, Sami drague tous les portoricains, on a marché sur le freeway pour aller dans un autre endroit, y'a que deux parisiennes torchées pour faire ça, a chaque fois qu'on se faisait klaxonner par un beauf tunning reggaeton ma pote faisait son cri aigu que j'adore, on a dansé sur "Whoooo, ohhh, ohhh, boricua, morena, dominicano, colombiano" et Prodigy et les Fabulous Cadillac. J'aime trop de choses à Puerto Rico. Cette île, je l'ai aussi détestée. Je pense que le reste des Caraibes me surprendra. Je rêve d'Haiti a cause de Guy et de mon ami Jean Pierre. Je rêve de Cuba. Mais je garderai toujours une petite place pour l'île oubliée, la dernière et plus ancienne colonie du monde, quelque part. AU FAIT JE NE RENTRE PAS, je vais en Californie jusqu'au 2 juillet, je le redis, je vous aime. Cora.

MON TIEKAR QUI VA ME MANQUER UN PEU

Thursday, May 18, 2006

voilà, je me tire dans deux jours.
Il faudrait que j'écrive un épilogue, quelque chose comme ça, mais je me sens juste vide et dégonflée, j'ai trop pensé sur cet endroit, j'ai envie que de pleurer, mais pour l'instant il faut que j'aille à K-mart acheter une nouvelle grande valise. Magnifique.

Thursday, May 11, 2006

C'est ça la joie des Caraibes


Old San Juan, street art independentiste plutot raté et personne de sexe feminin un peu ivre
Ma pote Karin (suédoise ça se voit?) et oim. Son frère vit a Paris et elle vient me visiter bientot. Elle a un mec.
j'ai l'air d'avoir fumé 10 pétards sur cette tof. C'est pas un peu cliche le hamac? Je croyais que c'était un mythe moi.
toujours flamenco, ma playa préferee. J'aurai du mal a retourner sur la cote Atlantique maintenant
idem (je vous fais rever, en vrai il y avait 15 yachts qui jouaient du reggaton super fort a coté)
un bar au milieu de la mer (entouré de deux km d'eau quoi) a coté d'un bateau. c'était surrealiste mais un peu trash. Le taxi boat nous a emmené la pour qu'on depense du fric et finalment on etait coincees la avec 3 americaines stupides et deux vieux italiens bourrés en moule-bite qui mangaient les yeux des poissons et qui n'avait qu'une envie: se faire un jeunette. on a deguerpi aussi vite que possible.

voilà ca explique a peu pres tout l'esprit du coin. Si t'as pige ca et que tu l'acceptes c'est bon tu vis heureux. moi j'en ai marre un peu!j'adore ces BESTIOLES
Mes amis vous saluent (est ce qu'ils sont pas trop forts ces deux là?)

Wednesday, May 10, 2006

Voila. Quelle merde, au final.
Ils resteront toujours dans ce caca. Ca me fait mal au coeur.
J'en aurai, des histoires a raconter sur Porto Rico.
LIBERATION, mardi 9 mai 2006
Porto Rico, île américaine en faillite
La paralysie de cette dépendance provoque peu d'émoi aux Etats-Unis.
par Laurent MAURIAC


Un territoire américain de près de 4 millions d'habitants est en état de cessation de paiement. Depuis une semaine, une partie des services publics est suspendue, les écoles sont fermées, près de 100 000 personnes ont arrêté de travailler. Pourtant, la situation ne provoque guère d'émoi aux Etats-Unis : aucune réaction officielle, une couverture limitée des médias. C'est que le territoire en question n'est pas un Etat américain, mais une île au statut bizarroïde. Porto Rico fait partie des Etats-Unis mais a son drapeau, sa Constitution et son équipe aux Jeux olympiques. Son chef d'Etat est le président des Etats-Unis mais ses ressortissants ne votent pas pour l'élire, quand bien même ils ont la nationalité américaine et peuvent se déplacer ou travailler librement sur le territoire américain. Porto Rico est, pour les Etats-Unis, un «commonwealth», au même titre que les Virgin Islands ou Guam.
Affrontement. La crise a été provoquée par un différend entre le gouverneur et le Parlement sur l'instauration d'une taxe à la consommation qui permettrait de garantir un nouvel emprunt. «La situation est avant tout révélatrice du dysfonctionnement du gouvernement de l'île, estime Cesar Perales, président du Puerto Rican Legal Defense and Education Fund, une association de défense des droits des Portoricains aux Etats-Unis. C'est la conséquence d'un affrontement politique entre les deux partis sur le budget et la fiscalité.» Dès le début du blocage, le 1er mai, la société publique de promotion du tourisme a assuré que l'île était «toujours ouverte au tourisme» dans les mêmes conditions «de sécurité et de confort». Depuis, les manifestations se succèdent à San Juan, la ville principale.
Le peu d'écho que rencontre la situation aux Etats-Unis n'étonne pas Rodolfo de la Garza, professeur de sciences politiques à l'université de Columbia et bon connaisseur de l'île : «Porto Rico n'a jamais intéressé les Etats-Unis. Le public américain n'est pas informé.» Cette situation est liée au statut de l'île qui, selon le professeur, est un «exemple de colonialisme de la pire espèce».
Statu quo. Pourtant, plusieurs référendums organisés ces vingt dernières années montrent que les habitants soutiennent majoritairement le statu quo, suivis de près par ceux qui souhaitent que l'île devienne un Etat américain. Les pro-indépendantistes forment une petite minorité qui craint par-dessus tout une telle intégration.
«Beaucoup de gens ont l'impression que, en devenant un Etat américain, ils perdraient leur identité», explique Cesar Perales. Et se satisfont de ce statut bancal. «Si vous considérez que c'est l'endroit le plus pauvre des Etats-Unis, vous pouvez penser que ça ne marche pas, estime-t-il. Mais si vous constatez que Porto Rico est dans une situation plus favorable que le reste de l'Amérique latine, vous vous dites le contraire.»
Aujourd'hui, les Etats-Unis se mêlent le moins possible des affaires de l'île. Et ne font rien pour résoudre la crise politico-financière actuelle. «Une intervention serait possible si la santé publique ou la sécurité étaient menacées, estime Cesar Perales. Ce n'est pas le cas aujourd'hui.»

Monday, May 01, 2006

Pas grand chose à dire mais besoin d'écrire. Anniversaire de Karin et plage à San Juan et pique nique et vieux San Juan et ivre pour 5 dollars, top 3 des choses les mieux ici. Joli marché où je rencontre un chilien qui me vend de l'art de la valle del Encanto où j'étais allée il y trois ans. Francaise à Washington. Discute avec la ricaine qui prend de la coke et qui en est fière. Finalement elle est gentille, son problème je crois, c'est qu'elle est très laide, pas de bol. Il faut vraiment que je me taille en Californie, je tourne en rond. Il y a des gros problèmes ici en ce moment à cause du budget qui est à zéro (tous les ans les US allouent un budget à Puerto rico, il va de soit que corruption et petits pots de vin le consumment assez rapidement). L'éducation va sauter, pendant les grèves il dansent le merengue et prévoient la fin de la grève et ça me fait trop marrer. Je ne vais même plus en cours. De toute façon ici, les profs veulent encore moins aller en cours que les élèves. Il y a un tas de français qui veulent rester ici, je comprends pourquoi. C'est des vacances tout le temps et mon cerveau se ramollit. Au début j'avais plein de taff et je paniquais et finalement j'ai vite compris car même si tu fais de la merde tu auras un A. Bref, j'ai tourné le problème dans tous les sens et il va de soi que l'éducation n'a pas été le point fort de mon séjour ici. Je pense avoir gagné en langues et en détente. Ouais, je suis moins agressive peut être, je suis plus cool. Ben oui, quand on passe le plus clair de son temps à boire des cocktails pour que dalle dans une ville où il fait 35 degrés en permanence, ça ramollit (quoi je l'ai déjà dit?). Ma copine Zulyma m'invite en Colombie. Je pourrais aller en Suède. Voir Darrel à Barcelone. Chicago. Mexico, Arturo. Autriche non parce que Steve ne veux plus me voir. Les US sont peuplés de fifilles que je ne reverrai surement jamais. Peut etre Andrea seulement. Cette fille, une perle. Cet aprèm j'ai un exposé et je vais parler de la gastronomie française. Tenez vous bien. Vendredi je me casse avec Karin à Culebra. Trois jours de snorkel, ne penser à rien sauf à Damien et à Los Angeles, à tout ce qu'on va faire là bas, à faire le bilan d'ici, à ce que je vais devenir. Penser beaucoup en fait. Je vous enverrai les photos, on va surement voir des trucs de malades là bas. Culebra c'est vraiment mon paradis. Après je m'en vais pour L.A. J'attends que chéri demande à beaux-parents si je peux arriver tôt. Je vous kisse. Vous inquiétez pas, ça va, il faut que je quitte cette île, c'est tout. Bye

Cabron.